Construction irresponsable …

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Les écosystèmes de notre planète sont chancelants et nombre d’entre eux sont en train de s’effondrer. Voulons-nous attendre de tousser ou de gargouiller avant de convenir que «quelque chose» doit changer dans notre gestion de la Terre ?

Il y a les reproches, les accusations, les théories du complot, mais aussi de nombreuses mesures simples et directes qui pourraient réellement nous aider. Les grandes mesures proposées par la communauté scientifique nécessitent davantage d’explications avant d’être largement acceptées. Très peu d’entre nous sont prêts à abandonner leur mode de vie basé sur le pétrole.

En dehors des grands changements, il y a de petites choses efficaces que chaque municipalité du Pontiac peut faire. Commençons par les remèdes qui ne nécessitent pas d’énormes changements de vie et de dépenses.

Par exemple, l’aménagement du territoire. C’est un outil que les petites communautés du Pontiac ont en main. Nous pouvons faire la différence ! Les inondations de ces dernières années
font de l’amélioration de l’aménagement du territoire une évidence.

Pendant des années, les municipalités ont négligé les restrictions de construction dans les plaines inondables. Et pour cause : nos municipalités ont besoin de chaque centime de l’impôt foncier.

Les maisons coûteuses ont tendance à être construites au bord de l’eau (souvent dans une zone inondable). Cependant, si le Québec disposait d’une méthode rationnelle pour soutenir les gouvernements municipaux, nous ne serions pas confrontés aujourd’hui aux dépenses liées aux inondations et au rachat des propriétés ruinées dans les plaines inondables.

Nous pouvons faire ceci : cesser de construire dans les plaines inondables et dans les zones dangereusement compromises. De plus, toute nouvelle construction doit être réalisée sur des
propriétés déjà construites. Pas de coupe de forêt pour construire une maison dans les bois. Pas d’accaparement de terres agricoles pour construire de faux domaines ruraux, avec des parkings.

Les terrains vacants et les bâtiments qui tombent en ruine sont utilisés pour de nouvelles constructions. Ainsi, il n’y aura pas de pertes dues aux incendies de forêt. Cela permettrait de condenser nos villes et nos villages, de les renouveler et de moderniser les infrastructures publiques, au lieu de se contenter de les rafistoler pour couvrir les nouvelles constructions (tout cela en dehors des réseaux d’eau existants, des égouts, des bouches d’incendie, des rues et de l’éclairage municipal).

Chaque municipalité pourrait entreprendre cette démarche, qui contribuerait directement à atténuer les dommages que subissent notre planète et notre
atmosphère. Cela nous rapprocherait également les uns des autres. Mais il faut aussi que la province finance les municipalités de manière plus rationnelle. Voilà une autre motivation pour voter !