Buy Pontiac

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André Macron


André Macron

Qui ne connaît pas encore le fameux slogan « Buy America » ? Alors que, il n’y a pas même cinq ans de cela, les États-Unis se retrouvaient au bord du gouffre financier et que leur économie tournait au tout grand ralenti, ils        redeviennent aujourd’hui une puissance économique forte à tel point que les investisseurs qui avaient commencé à placer leur argent dans les pays         émergents y retournent et constituent à nouveau, qu’on le veuille ou non, le moteur économique de l’Occident. Comment les États-Unis ont-ils pu   réussir un tel exploit ?
À écouter les discours sur l’état de l’Union de Barack Obama, que l’on soit américain ou non, on ne manquera pas de frissonner, se laissant emporter par les bons sentiments et les propos   envoûtants du président qui, fort de ses grands talents d’orateur, aura su, par son ton et ses intonations, convaincre du bienfondé de ses paroles. Car l’homme, indubitablement, est rassembleur. Il vous donne l’envie d’y croire, de croire en son pays. Cela ne s’est cependant pas fait sans grand travail à l’appui : mesures encourageant l’achat « américain » et le rapatriement des investisseurs, incitatifs favorisant le développement économique, mobilisation politique, etc.
En rencontrant le nouveau président de la Chambre de commerce, sans bien sûr tomber dans la folie de comparer nos voisins du Sud à notre toute petite région quelque peu délaissée du Pontiac, je me suis rendu compte que lui aussi avait su être rassembleur, réussissant le tour de force de mobiliser les entrepreneurs d’ici et augmentant le nombre de membres de la Chambre à deux cents dernièrement. Parce que lui aussi y croit et nous donne envie de croire à notre potentiel économique d’ici.
Les PME comptent pour 50 % du PIB canadien et la moyenne de vie d’une entreprise dans le Pontiac est bien supérieure à celle d’une entreprise située en ville. Les commerces locaux, comme le faisait judicieusement     remarquer le président de la Chambre de commerce, sont la base de notre     système économique régional et si l’on peut compter sur eux pour soutenir toute une région, il faut encore qu’ils puissent compter sur nous pour les soutenir. Parce qu’ils investissent ici et nous construisent un futur, nous avons le devoir de les encourager.
Avez-vous déjà vu, sur un terrain de sports, des jeunes arborant les chandails au logo de Wall Mart ou Mac Donald ou une quelconque autre grande compagnie de ce genre ? C’est plutôt rare parce que ceux qui croient en nous sont        souvent plus proches et plus petits. Ils sont ici, ce sont nos entreprises locales et notre devoir de citoyen, si nous ne voulons pas tout perdre, c’est bien de leur offrir notre appui… inconditionnellement pour que demain puisse être, pour nous aussi, un peu plus prospère qu’aujourd’hui.