Attention au « red-washing » et au « colonialisme vert »

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J’ai le privilège de vivre, de jouer et de travailler sur la terre des peuples Omàmìwininìwag et Anishinabewaki. Leurs ancêtres et les miens ont eu leur juste part de non-non historiques que je ne souhaite pas perpétuer en tant qu’individu et citoyenne active.

Cependant, je ne peux pas secouer l’idée que quelque chose ne va pas alors que nous progressons vers la reconnaissance des torts du passé, que nous démantelons les barrières et les préjugés actuels et comment nous aidons les communautés à restaurer leur culture perdue et les connaissances effacées par la colonisation.

Historiquement, les nations ont colonisé pour des avantages économiques, pillant les ressources naturelles et humaines pour accomplir leur mission, laissant des communautés en ruine et établissant la domination coloniale à perpétuité. Même si nous essayons de ne pas répéter l’histoire, je pense que ce ne sera pas possible avec nos pratiques actuelles.

D’un côté, nous avons des organismes internationaux telles que l’UNESCO et l’ONU qui positionnent « Les populations autochtones, vigies éclairées de la biodiversité » (UNESCO). Au Canada, nous avons des initiatives telles que les aires protégées et de conservation autochtone (APCA) qui a été proposée. Cependant, ces déclarations et partenariats sont en contradiction avec les actions de nos gouvernements et certains dirigeants autochtones au Canada.

Un exemple récent qui m’a laissé perplexe est la déforestation de Tewin, en banlieue d’Ottawa, où environ 180 hectares ont été défrichées selon un partenariat entre une communauté autochtone et un promoteur immobilier. Les media ont découvert des pratiques et des motivations douteuses à de nombreux niveaux. Ensuite, il y a les Laboratoires Nucléaires canadiens et l’Énergie atomique du Canada qui essaient de se débarrasser des déchets nucléaires près de la rivière Chalk, et de même pour le « Ontario Power Generation » et le site de Bruce Power près du lac Huron.

Comment se débarrasser de déchets toxiques près des bassins versants aide-t-il nos sept prochaines générations ? Comment la coupe à blanc des terres, approuvée par un dirigeant et laissée sans compte rendu, assure-t-elle le développement futur de la communauté ? Comment les individus et les communautés peuvent-ils guérir et grandir au-delà des pratiques passées s’ils sont contraints de se conformer au système actuel ? Le même système qui a fait opprimer et tuer leurs aînés ; qui a épuisé leurs ressources, anéanti leur culture et leurs connaissances.

Il semble que nous continuons à piller et à ruiner nos ressources de manière plus embourgeoisée et au nom du progrès.

Si nos dirigeants et notre gouvernement ont vraiment à cœur les intérêts de tous les Canadiens, nous devons être en mesure de tenir responsables ceux qui perpétuent des pratiques illicites et induisent le public en erreur.