Une candidate de la CAQ

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Benjamin Segobaetso

Publié en ligne le 9 septembre 2026 à www.journalpontiac.com

PONTIAC – Mariana Mefleh, candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ), présente la diversification économique et l’amélioration de l’accès aux soins de santé et à l’éducation comme des priorités pour le Pontiac, tout en défendant le bilan de son parti en matière de financement régional et de protection de la langue française.

Son message de campagne est que la région a commencé à progresser sous le gouvernement de la CAQ, mais qu’il reste encore beaucoup à faire pour réduire l’écart entre le Pontiac et les régions du Québec mieux desservies.

La sylviculture et l’agriculture revêtent une importance particulière pour la région de Pontiac, et Mme Mefleh a déclaré que les entreprises, les producteurs et les
travailleurs touchés par les droits de douane avaient besoin du soutien de la province, même si les négociations commerciales internationales relèvent de la compétence fédérale.
« Notre rôle consiste à soutenir nos entreprises et nos travailleurs, à alléger leur fardeau et à créer les conditions nécessaires pour qu’ils puissent traverser cette période d’incertitude. » Elle a notamment évoqué la réduction par le gouvernement de la CAQ du taux d’imposition des petites entreprises, qui est passé de 3,2 % à 2,2 %, ainsi que sa stratégie d’approvisionnement favorisant les entreprises québécoises, comme des mesures déjà prises pour renforcer l’économie locale.

« Cette crise nous rappelle une chose: nous devons être plus autonomes et diversifiés », a-t-elle déclaré. Pour le Pontiac, cela implique de trouver de nouveaux marchés,
de valoriser davantage les ressources de la région au niveau local et de soutenir les petites et moyennes entreprises.

Mme Mefleh a appliqué un raisonnement similaire — des progrès ont été réalisés, mais il reste encore du travail à faire — aux domaines de la santé et de l’éducation.

« Dans le Pontiac, nos jeunes devraient pouvoir réussir sans que leur lieu de résidence ne constitue un obstacle », a-t-elle déclaré. Mme Mefleh a reconnu que les élèves des zones rurales sont confrontés à des difficultés particulières pour accéder à des services spécialisés et aux transports, tandis que le maintien des écoles locales reste une préoccupation majeure.Les soins de santé, quant à eux, restent l’un des principaux défis auxquels est confrontée la région de Pontiac, où les distances entre les localités et la disponibilité du personnel soignant ont une incidence sur l’accès aux services.

Mme Mefleh a déclaré que la région de l’Outaouais bénéficiait aujourd’hui d’un financement de la santé nettement plus important qu’il y a quelques années.

« L’écart se réduit, mais il reste encore du chemin à parcourir », a-t-elle ajouté.

Pour remédier aux délais d’attente en chirurgie, elle soutient la proposition de la CAQ visant à proposer aux patients de se faire opérer ailleurs au sein du système public après six mois d’attente sur une liste d’attente. Si un patient atteint neuf mois d’attente, certaines interventions pourraient être réalisées dans une clinique privée et prises en charge par le système public.

Le parti propose également d’acheter 100 000 examens d’imagerie supplémentaires par an auprès de cliniques privées, sans que les patients n’aient rien à payer
directement.

Mme Mefleh a également défendu les politiques linguistiques du gouvernement de la CAQ, notamment le projet de loi 96, tout en reconnaissant que la population anglophone de longue date de Pontiac crée une réalité politique et linguistique différente de celle de nombreuses autres circonscriptions québécoises.

« Le français est notre langue commune, et nous devons continuer à la protéger », a-t-elle déclaré.

Mme Mefleh a déclaré que la CAQ avait continué à investir dans l’enseignement de l’anglais, soulignant les fonds alloués depuis 2018 à l’agrandissement de cinq écoles de la Commission scolaire Western Québec. Elle a ajouté que l’objectif devait être de veiller à ce que les jeunes acquièrent une solide maîtrise du français afin de pouvoir participer pleinement à la société québécoise, sans pour autant ignorer les réalités des communautés dans lesquelles ils vivent.

Dans l’ensemble, les réponses de Mme Mefleh positionnent sa campagne autour de l’argument selon lequel le Pontiac a besoin d’une voix plus forte au sein du
gouvernement pour relever ses défis ruraux et régionaux. (Trad JP)