Un nouveau procès pour le meurtre de Harold Plugowsky

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François Carrier

FORT-COULONGE – John Mitchell Blake MacLennan, est accusé du meurtre d’Harold Plugowsky, survenu à Fort-Coulonge le 2 septembre 2020. L’accusé, âgé de 37 ans à l’époque, a été accusé de meurtre au premier degré. Le procès qui avait lieu a dû être avorté.

Le procès de John Mitchell Blake MacLennan a été annulé et l’accusé aura droit à un nouveau procès devant jury. Un des procureurs dans ce dossier, Me Simon Pelletier, a bien voulu expliquer les raisons pour lesquelles un nouveau procès était nécessaire dans cette affaire. Comme l’a expliqué le Me Pelletier, pour diverses raisons, certains membres du jury dans ce procès qui se tenait à Gatineau, ont quitté ou se sont absentés, au cours des dernières semaines.

« Il faut savoir qu’un jury, c’est composé de 12 personnes et que l’on ne peut pas se rendre en bas d’un minimum de 10 personnes. En cours de route il y avait un membre du jury qui a dû être renvoyé chez lui. Juste avant de commencer la présentation de notre preuve, le 22 juin, nous avons été informer qu’il y avait ultimement deux personnes, deux membres du jury qui avait contractés la COVID. Ce qui a évidemment causé un problème parce que ça nous menait en dessous du minimum de 10 jurés. Donc ce que nous avons suggéré c’est qu’on va remettre le procès à la semaine suivante afin de reprendre l’audition avec les 11 membres du jury. Nous avons exploré plusieurs options, notamment le fait que si les jurys étaient malades, de continuer un petit peu plus tard à l’été ou même de continuer à l’automne le procès avec une pause pendant l’été. Diverses solutions ont été élaborées, que nous avions suggérer à la juge, du 22 ou 23 juin. Cependant, la juge a décidé de renvoyer les deux jurés qui avaient la COVID chez eux. C’était ça qui nous a mené à un nombre (9) de jurés inférieur au minimum réoccupant la loi (10). »

Me Pelletier a mentionné que plusieurs éléments ont été pris en considération avant de procéder à un nouveau procès. Les procureurs espèrent donc dans les prochaines semaines, aller de l’avant avec un nouveau procès devant jury dès que possible.

« À ce moment-là, on avait deux choix : soit que nous continuons devant le juge seul, ou on recommence avec ce qu’on appelle une « annulation de procès ». Il y a plusieurs facteurs que nous avons considéré, à savoir la confiance du public envers l’administration de la justice, les coups impliquer notamment le fait aussi que les infractions comme le meurt doivent être jugé devant jugerie sauf exceptions. Il a notamment des directives qui nous aident à prendre nos décisions et suite à ça, nous avons décidé qu’il était dans l’intérêt de la justice de procéder avec un nouveau procès. La juge n’avait de choix que de déclarer ce qu’on appelle une annulation de procès et là on devra recommencer le tout avec des nouveaux jurys. La date est à déterminer. On espère que le nouveau procès se tiendra sans beaucoup plus de délai, à l’automne, s’il reste des disponibilités à la cour. »