L’éducation c’est l’avenir…

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L’éducation que nous recevons pose les fondements de notre société, elle forge les citoyens que nous sommes et défend les valeurs qui nous définissent.

L’éducation que nous recevons pose les fondements de notre société, elle forge les citoyens que nous sommes et défend les valeurs qui nous définissent. Après plus de vingt ans passés à enseigner, fils d’enseignante et arrière petit fils d’enseignante, je regrette de constater que l’évolution que connaît notre système éducatif n’est guère      réjouissante. Je discutais dernièrement avec une commissaire de la commission scolaire où mon fils et ma fille sont scolarisés et son discours n’a fait qu’amplifier mes craintes au sujet de son devenir.
D’abord il y a deux niveaux au problème qui nous concerne, d’une part la gestion financière et matérielle et d’autre part la mission que l’on confère à l’École. Trop souvent ces deux aspects se trouvent traiter séparément ce qui à mon sens est un manque total de discernement. L’actualité récente des élections des commissions     scolaires montre l’ampleur du phénomène, nous avons dépensé vingt millions de       dollars pour une participation entre quatre et huit pour cent; une véritable fiasco. A l’heure ou le mot déficit est dans la bouche de tous nos hommes et femmes politique, il serait opportun de na pas avoir ce genre de gaspillage d’argent publique qui démontre une nouvelle fois l’incapacité de nos dirigeants à gouverner. On nous lance alors des pseudos nouveautés, « il faut centraliser, supprimer des niveaux de gouvernance,   privatiser etc, etc », sans savoir si ce qu’on dit va marcher ou pas. L’éducation n’est pas un domaine qui peut être pris à la légère, ce n’est pas non plus un slogan publicitaire ou électoral et encore moins une tendance de consommation, c’est la chose la plus    importante dans la vie des gens qui élèvent des enfants, avec la santé publique.
Aujourd’hui, il y a eu un tel dénigrement du monde de l’éducation qu’on trouve    normal qu’un enseignant soit moins payé qu’un chauffeur routier ou qu’un plombier. Une telle désacralisation de la fonction, que les enseignants sont considérés comme des agents de garderie par la majorité des      parents. Un manque d’autorité qui couronne les brutes et laisse entrer trafic en tous genres dans ce sanctuaire de la         connaissance. Un problème d’intimidation qui pousse jusqu’au suicide certains enfants fragiles et qui prouve l’état d’impuissance des adultes. Face à ce constat alarmant, les solutions proposées semblent bien minces, et ce n’est pas la suppression des               commissions scolaires et l’économie des ces quelques salaires qui va apporter le remède miracle dont l’École a besoin. On ne traite pas un problème de société par la règle à calculer et par un appel d’offre.

Arnaud de la Salle