Le privé, c’est tout sauf santé!

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C’est avec conviction, espoir et détermination que la Coalition solidarité santé organise, avec l’appui de ses membres très mobilisés, une Semaine nationale d’actions régionales contre la controversée réforme Dubé en santé et la privatisation des soins de santé et de services sociaux.

Pendant la dernière semaine de mai, nous lancerons au gouvernement un message fort et clair : Le privé, c’est tout sauf santé! L’objectif de ces actions est non seulement de faire pression sur le gouvernement pour arrêter la privatisation de notre réseau, mais aussi de sensibiliser la population aux dangers qui guettent l’accessibilité aux soins et aux services.

Selon les organisations membre de notre coalition, lesquelles proviennent de tous les secteurs de la société civile, le gouvernement du Québec fait fausse route en disant que
le privé est la solution aux problèmes d’accessibilité au réseau public, alors qu’on sait très bien qu’il en est plutôt la cause! Chaque clinique ou hôpital privé qui ouvre vient drainer les ressources du public et aggrave ainsi les problèmes d’accès au réseau public. Les médecins et le personnel de la santé et des services sociaux ne poussent pas dans les arbres, chaque travailleur.se qui va vers le privé est un.e travailleur.se de moins dans le public. On ne peut juste pas se permettre de voir le privé s’accaparer les précieuses et rares ressources du public.

En effet, le gouvernement choisit d’orchestrer un système où l’État subventionne les compagnies privées pour qu’elles dispensent des soins de santé. On rassure la population en lui disant qu’elle n’aura rien à payer car ce sera couvert par la carte d’assurance-maladie, mais au final, ce sont les Québécois.e.s qui, collectivement par le biais de leurs impôts, assumeront des coûts beaucoup plus élevés en santé afin de couvrir la portion importante de profits inhérente à la médecine privée.

Environ la moitié des soins de santé et de service sociaux sont déjà privatisés au Québec. Ceux-ci sont généralement moins performants et plus coûteux. De plus, le secteur à but lucratif induit de graves lacunes dans les soins offerts, comme ce fut le cas dans les résidences privées pour aînés pendant la pandémie. Même le ministre Dubé, favorable au privé, a dû interdire progressivement les agences privées au moyen d’une loi pour contrer leurs effets délétères désorganisant le réseau.

Geneviève Lamarche
Coalition solidarité santé cssante@gmail.com