La menace de Google, Facebook — et Ottawa !

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Notre langue et notre culture sont menacées par une nouvelle puissance qui nuit de plus en plus à nos médias, ces institutions sur lesquelles nous comptons afin que rayonnent notre culture et nos histoires, et pour produire le journalisme rigoureux, appuyé sur les faits, essentiel à une saine démocratie.

Notre langue et notre culture sont menacées par une nouvelle puissance qui nuit de plus en plus à nos médias, ces institutions sur lesquelles nous comptons afin que rayonnent notre culture et nos histoires, et pour produire le journalisme rigoureux, appuyé sur les faits, essentiel à une saine démocratie.
Le problème est simple et doit être réglé le plus rapidement possible; Google, Facebook et d’autres plateformes numériques étrangères vampirisent une proportion grandissante des revenus publicitaires au détriment de nos médias locaux.
Cette situation alarmante est aggravée par le gouvernement federal. À chaque fois qu’un annonceur canadien achète un espace publicitaire à Google, Facebook, ou à une autre plateforme web étrangère, Ottawa le récompense en lui accordant une déduction fiscale – déduction qui avait été conçue dans le but d’encourager l’achat d’espaces publicitaires dans nos médias locaux.
Puisque cette situation accablante s’avère particulièrement dévastatrice pour le Québec, les quatre principaux partis politiques provinciaux ont été interpellés par Les AMIS, histoire de savoir s’ils s’engagent à presser Ottawa de passer à l’action pour régler ce problème urgent.
Les dirigeants de La Presse ont été clairs quand ils ont annoncé que le quotidien n’arriverait plus à survivre sans aide gouvernementale et sans dons de charité : la majeure partie des pertes financières des dernières années sont attribuables à Google et à Facebook qui vampirisent le marché. Si La Presse, le quotidien le plus célèbre du Québec, n’est pas en mesure de faire face à cette tempête, l’avenir s’avère plutôt lugubre pour l’ensemble des médias québécois qui subsistent grâce aux revenus publicitaires… À moins qu’Ottawa décide d’agir et de s’attaquer au problème.

Daniel Bernhard
 Ottawa