Demandes au Vérificateur général

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Plus d’un milliard de dollars d’argent public a déjà été dépensé pour « nettoyer » les déchets radioactifs historiques canadiens à Chalk River, mais maintenant un consortium de compagnies multinationales privées propose de simplement empiler tous ces déchets radioactifs dans un gigantesque remblaiement &a

Plus d’un milliard de dollars d’argent public a déjà été dépensé pour « nettoyer » les déchets radioactifs historiques canadiens à Chalk River, mais maintenant un consortium de compagnies multinationales privées propose de simplement empiler tous ces déchets radioactifs dans un gigantesque remblaiement à côté de la rivière des Outaouais, même si certains de ces déchets sont reconnus pour rester dangereux pendant des centaines de milliers d’années. (…)
 Le « installation d’entreposage près de la surface » est rapidement en voie d’approbation par la Commission canadienne de sûreté nucléaire, malgré le fait qu’il ne rencontre pas les normes de sécurité établies par l’Agence internationale de l’énergie atomique, selon les opposants au projet, dont plusieurs scientifiques d’ÉACL (Énergie atomique du Canada, Limitée) à la retraite.
Selon l’ancien Directeur de l’ingénierie et des permis d’ÉACL, une localisation inappropriée à côté de marécages qui se déversent dans la rivière des Outaouais et une technologie inadéquate posent problème. D’autres scientifiques soulignent que l’installation d’entreposage contiendrait des matériaux comme du plutonium qui demeurera radioactif pendant plus de 100,000 ans. Après une
période de « contrôle institutionnel », les déchets seront abandonnés et le monticule se désagrégera en contaminant l’environnement et la rivière des Outaouais.
 On s’attendait à ce qu’une installation d’entreposage soit fonctionnelle d’ici 2035, ce qui aurait réflété le long processus impliqué dans la caractérisation des déchets, dans la sélection de technologies appropriées, dans le choix d’un site et l’émission de permis pour des installations sécuritaires et environnementalement acceptables.
Johanna Echlin, de l’Association des propriétaires de chalets d’Old Fort William, note qu’il y a eu un abrupte volte-face en 2015 quand le gouvernement Harper a privatisé les installations nucléaires canadiennes, mis sur pied les Laboratoires nucléaires canadiens et a accordé un contrat de 6 ans à un consortium multinational du secteur public pour gérer l’industrie nucléaire et les déchets radioactifs.
« Nous sommes préoccupés que le contrat négocié par le gouvernement Harper avec SNC Lavalin et d’autres multinationales mette l’accent sur la disposition à faible coût de tous les déchets et qu’une installation soit terminée en
l’espace de six ans », souligne Mme Echlin. «Nous voulons savoir qui a dit que c’était acceptable d’ignorer le travail de plus d’un milliard de dollars déjà engagé pour réaliser le plan d’origine ».
Les coûts aux contribuables canadiens pour opérer les sites nucléaires du gouvernement du Canada ont plus que doublé jusqu’à près d’un milliard de dollars depuis la privatisation.
Une pétition à la commissaire à l’environnement était co-signée par les Citoyens inquiets du comté de Renfrew et des environs et l’Association canadienne du droit en environnement (CELA).
La pétition vise à s’assurer que le financement a été alloué de façon appropriée de manière à réduire efficacement et sécuritairement les risques pour les Canadiens. La pétition comprend une série de 15 questions au ministre des Ressources naturelles du Canada, James Carr. On demande au ministre de répondre à ces questions dans les 120 jours suivant sa réception du bureau du Vérificateur général.

Citoyens inquiets du comté de Renfrew et des environs
l’Association canadienne du droit en environnement