Aide gouvernementale à l’industriel Bombardier, revalorisation du salaire des ministres et des députés – L’austérité, mais pas pour tous.

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Cela fait quelques semaines que l’on voit les enseignants et les professionnels de la santé se débattre avec un gouvernement provincial qui ne veut rien entendre et qui nous assène depuis des mois que les finances publiques sont tellement mal en point qu’il nous faut ce remède de cheval que l’on nomme austérité.

Cela fait quelques semaines que l’on voit les enseignants et les professionnels de la santé se débattre avec un gouvernement provincial qui ne veut rien entendre et qui nous assène depuis des mois que les finances publiques sont tellement mal en point qu’il nous faut ce remède de cheval que l’on nomme austérité. Au point qu’il faille sacrifier le pouvoir d’achat de
nombreux employés du secteur public, abandonner des services à la population comme les Tables jeunesses, fermer des établissements sociaux et surtout fusionner à tout va dans l’enseignement aussi bien que dans la santé.
Cependant, on trouve le moyen
d’injecter un milliard de dollars dans
l’entreprise Bombardier, qui est peut être dans un cycle de fin de vie que rien ne
pourra sauver, on trouve une façon
d’augmenter ministres et députés alors qu’on traite avec le plus grand mépris ceux et celles qui font tourner nos hôpitaux et nos écoles.
Autre côté paradoxal à cette mesure de sauvetage est qu’il va à l’encontre de la logique économique et du dogme libéral. Un gouvernement libéral ne peut agir en prônant la presque nationalisation de Bombardier et en même temps continuer à se définir du libéralisme. Il en va de même avec la gestion de la santé et de l’éducation où le centralisme pur et dur est de
rigueur. C’est à en perdre son latin: avec ce gouvernement Couillard, sous couvert d’une étiquette PLQ (Parti Libéral du Québec), on applique des politiques qui semblent tout droit empruntées aux
socialistes d’outre atlantique.
Le rôle de l’État n’est pas d’interférer dans la gestion d’entreprises privées parce qu’il pense que son rôle est de servir
l’intérêt général. Il oublie trop vite que les entreprises sont régies par des cycles de vie qui font que certaines croissent quand d’autres en concurrence disparaissent dans un marché libéralisé.
De plus, c’est un pari extrêmement risqué car il n’existe aucune garantie qui  viendrait assurer le contribuable que cette capitalisation ne puisse être un échec.
Arnaud de la Salle