Réforme des soins de santé : des solutions dans tous les sens

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Les primes à l’embauche sont le dernier outil utilisé par le Québec pour tenter d’attirer des travailleurs de la santé dans le Pontiac. Au cours des dernières semaines de 2025, le Journal du Pontiac a publié plusieurs articles sur l’état préoccupant du système de soins de santé.

Un médecin chevronné du Pontiac, le Dr Thomas O’Neill, souligne que les conditions de travail figurent parmi les principaux facteurs expliquant pourquoi des professionnels demeurent en poste — ou choisissent de partir — avec le temps. Une prime à l’embauche, comme celles récemment annoncées pour certaines infirmières et certains spécialistes, est
rapidement épuisée, puis neutralisée par une offre semblable provenant d’une autre région.
L’affrontement de 2025 entre les médecins de famille et le gouvernement provincial au sujet de l’alourdissement de la charge de travail constitue un autre exemple d’efforts mal orientés, selon le Dr O’Neill. Quelles autres pistes le Québec pourrait-il explorer pour améliorer concrètement un système qui ne fonctionne pas ?

Au fil des décennies, le Pontiac a subi vague après vague de réformes : décentralisation de la gestion des soins de santé, concentration des points de service, spécialistes itinérants et expansion des soins à domicile. Malgré tout, le système demeure sous pression.

Ce qui intrigue réellement, c’est la persistance de ces essais et erreurs. Soigner les personnes malades est aussi ancien que l’humanité elle-même — est-ce encore un casse-tête pour les décideurs d’aujourd’hui ? Le Dr O’Neill soutient que la solution passe avant tout par un plus grand nombre de médecins. Davantage de médecins, ainsi qu’un renforcement global des professionnels de la santé, représente une réponse crédible par sa
simplicité. La réponse avancée est d’une simplicité presque dérangeante.

Assez d’argent a été consacré à la gestion intermédiaire et aux firmes de consultation chargées de réinventer un système qui, dans son essence, n’est pas si complexe. Personne dans le Pontiac ne réclame un système de soins de santé de luxe dépendant de fortes densités urbaines. Ce que les gens souhaitent est plus fondamental : un système qui ne voit pas ses hôpitaux fonctionner à plus de 200 % de leur capacité, comme ce fut le cas en Outaouais au début de janvier 2026.

Les candidats provinciaux s’intéressant aux soins de santé auront sans doute de nombreuses propositions alors que le Québec réfléchit à l’avenir de ce service essentiel. Notre député actuel, André Fortin, a, à titre de critique en matière de santé, contribué aux réflexions visant à bâtir un système de soins viable pour le Pontiac.

Collectivement, une remise en question est possible — une approche qui évite les solutions brouillonnes et réactives donnant l’impression d’essayer chaque nouvelle idée au hasard.