Plus de financement pour des communautés plus fortes

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Le mois dernier, la MRC a approuvé près d’un million de dollars en projets dans le cadre du Fonds régions et ruralité (FRR).

À la fin des années 2010, les décideurs de Québec ont entendu les appels à l’aide des dirigeants des régions rurales. À la fin de 2019, alors que la COVID-19 commençait à faire des victimes en Asie, le gouvernement du Québec faisait adopter, à l’Assemblée nationale, un nouveau fonds de développement. L’objectif était d’inves­tir dans les régions rurales où la population est trop peu nombreuse pour générer les revenus fiscaux nécessaires à la construction de centres communautaires, à l’amélioration des arénas et des terrains de baseball, au soutien des programmes alimentaires, à la création de carrefours de services en ligne et au financement d’autres projets communautaires jugés nécessaires par les gens du milieu.

Les MRC sont chargées de gérer ces enveloppes de financement. Il s’agit d’une façon courante, pour les gouvernements, d’acheminer des fonds vers le terrain : ils fournissent les enveloppes budgétaires, établissent les règles de répartition et financent généralement le salaire d’une personne responsable du programme, soit un coordonnateur de projet. À la MRC, cette personne-ressource est Sabrina Ayres, coordonnatrice du dévelop­pement socioéconomique.

La véritable réussite de ce programme repose sur le fait que l’argent se rende jusqu’aux organismes communautaires. Dans le Pontiac, la MRC a mis en place un processus qui porte ses fruits. Les demandeurs ont été accompagnés afin que leurs projets expliquent clairement les besoins de la communauté et les résultats attendus. Les demandes ont été plus nombreuses que les sommes disponibles, ce qui démontre que les modalités du programme ont été bien communiquées par les bureaux de la MRC.

Comme l’a indiqué la personne responsable du programme au Conseil des maires, les projets non retenus ne sont pas simplement abandonnés. L’équipe de développement écono­mique de la MRC continuera d’accompagner les promoteurs dont les projets n’ont pas été sélectionnés afin de trouver d’autres sources de financement.

De Danford Lake à Rapides-des-Joachims, en passant par Bristol et les nombreux terrains de balle qui les relient, cet argent pu­blic est investi à bon escient.

Pourquoi la Ville de Gatineau bénéficie d’un fonds semblable à celui du Pontiac — avec quelque 1,6 million de dollars accordés dans le cadre de la sélection de projets de 2021 — est une toute autre question. C’est là que l’ignorance de Québec devient évidente. Tout ce qui n’est ni Montréal ni Québec semble être relégué à cette vaste entité appelée « les régions ». Pour les orga­nismes communautaires qui améliorent concrètement la vie sur le terrain, le financement est déjà à l’œuvre. Les résultats démontreront qu’il est maintenant temps d’augmenter, et de façon importante, le financement du programme FRR.