Nouvelles de la Municipalité de Pontiac

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Municipalité de Pontiac nouvelles
Publié en ligne le 27 août 2025 sur www.journalpontiac.com.

Le plan de zonage fait débat
Carl Hager

MUNICIPALITÉ DE PONTIAC – Environ 30 résidents ont assisté à une séance d’information au Centre communautaire de Luskville le 11 août pour exprimer leurs préoccupations concernant les changements de zonage proposés dans la municipalité de Pontiac.

Le maire Roger Larose, des conseillers et le consultant Stefan Doré de Cardo Urban ont présenté le plan, qui prévoyait le reclassement de certaines zones résidentielles en zones commerciales sur des chemins privés entretenus par les résidents. Plusieurs s’y sont opposés, affirmant que de tels changements nuiraient à la qualité de vie, réduiraient la valeur des propriétés et aggraveraient l’état déjà médiocre des routes avec le trafic commercial. « Les routes, déjà mauvaises, seraient encore plus détériorées par des camions et des tracteurs bruyants », ont déclaré les résidents Alan Tanguay et Carolyne Blaine.

Le résident Luc Boucher a soumis un document détaillé signé par 30 personnes à la Commission municipale du Québec, soutenant que le plan proposé ne respecte pas la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. D’autres, dont la résidente Josey Page, ont remis en question les compétences du consultant et affirmé que le processus manquait de véritable consultation. Elle a remis au maire un mémoire de sept pages exposant ses préoccupations.

Certains résidents ont aussi exprimé leurs inquiétudes face à l’arrivée de logements Airbnb dans des quartiers tranquilles. Larose a reconnu la division des opinions, soulignant que la municipalité ne compte aucun hôtel et manque donc d’hébergements touristiques. Alors que certains résidents s’opposent aux locations à court terme, d’autres souhaitent avoir l’occasion d’en exploiter. Dans tous les cas, a-t-il rappelé, une approbation doit d’abord être obtenue auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) avant l’ouverture d’une telle entreprise.

Le maire a insisté sur le fait que la municipalité dispose de peu de terrains pour le développement, près de la moitié de son territoire étant contrôlée par la Commission de la capitale nationale et une grande partie du reste étant zonée agricole.

Lors de sa réunion du lendemain, le 12 août, le conseil a adopté l’avis de motion #25-08-5691, modifiant le Règlement de zonage 11-24 afin de retirer les possibilités commerciales des chemins privés menant aux plages. D’autres rencontres publiques auront lieu avant l’adoption finale.

Un audit de routine du code d’éthique

Tashi Farmilo

La Commission municipale du Québec (CMQ) effectuera un audit de performance du code d’éthique et de déontologie de la municipalité de Pontiac, dans le cadre d’une initiative provinciale visant à examiner la manière dont les municipalités maintiennent l’intégrité de leur gouvernance.

Pontiac est l’une des 20 municipalités choisies, chacune comptant moins de 100 000 habitants. La CMQ veut déterminer si les codes d’éthique locaux vont au-delà des exigences légales et favorisent une culture de confiance, de responsabilité et de respect parmi les élus et le personnel.

Le maire Roger Larose a insisté sur le caractère routinier du processus. « C’est une procédure standard », a-t-il déclaré. « Tous les quelques années, la Commission sélectionne des municipalités au hasard. Ce n’est pas déclenché par un problème.
C’est simplement notre tour. » Pontiac a déjà reçu l’avis officiel annonçant l’audit.

L’audit n’est pas une enquête sur des fautes. Il examine plutôt la façon dont les membres du conseil et le personnel prennent des décisions, gèrent les conflits d’intérêts et interagissent avec le public. Selon la CMQ, des codes d’éthique clairs réduisent le risque d’inconduite et protègent les municipalités contre des préjudices financiers, juridiques ou réputationnels.

« Les codes d’éthique et de déontologie jouent un rôle essentiel dans la gouvernance du comportement des élus, des employés et du personnel de bureau, tout en assurant la protection de l’intérêt public », a déclaré Nancy Klein, vice-présidente à l’audit de la CMQ.

L’examen se déroulera en trois phases : une étude préliminaire, une analyse détaillée et un rapport final accompagné de recommandations. La municipalité disposera ensuite de trois mois pour produire un plan d’action public, suivi d’une vérification de la CMQ dans un délai de trois ans.

Larose a affirmé que cet examen devrait être bien accueilli. « Si ce processus nous montre des moyens de renforcer la gouvernance, cela profite à la communauté. Nous travaillerons avec la Commission à chaque étape. »