Carl Hager
Publié dans le Journal du Pontiac du 28 janvier 2026.
CAMPBELL’S BAY – Le décès de Katherine Hérault survenu le 4 mars 2024 à l’hôpital de Hull, après avoir été détenue en détention dans une cellule aux bureaux du SQ à Campbell’s Bay le 1er mars de cette année-là, a mené à une enquête sur sur les actions des agents concernés par sa détention. Mme Hérault avait été arrêtée après une perquisition à son domicile et emmenée au poste SQ à Campbell’s Bay le 1er mars 2024, où elle a été détenue dans une salle d’interrogatoire.
Le BEI (Bureau des enquêtes indépendantes), l’organisme de surveillance de la police, a conclu dans un rapport de juillet 2025 qu’aucune accusation criminelle ne serait portée contre les agents impliqués dans sa détention. Le rapport du BEI a conclu que les obligations légales des policiers avaient été remplies.
Mme Hérault avait été emmenée au poste de police par des agents de la SQ et placée en cellule de détention où elle a souffert d’une série de convulsions. On a découvert plus tard que la femme souffrait de maladies pulmonaires chroniques, d’anémie chronique, de dépression et de troubles liés aux substances concernées. Alors qu’elle était retenue seule dans la salle de détention, période durant laquelle elle serait apparemment tombée au sol, il n’y avait aucune surveillance. Quand elle a été retrouvée, les agents ont appelé les secours médicaux. La femme est décédée à l’hôpital quelques jours plus tard, des suites de complications neurologiques. Des questions ont été soulevées quant à la rapidité et à l’efficacité des actions prises par les agents du SQ travaillant au poste au moment de sa détention.
La coroner du Québec, Francine Danais, a examiné l’affaire. Mme Danais a conclu dans son rapport du 9 janvier 2026 que la mort de Mme Hérault était accidentelle et que la consommation de drogues, de méta-amphétamines et de cocaïne trouvées dans son organisme avait accéléré le mauvais résultat médical de la femme.
Le coroner recommande au ministère de la Sécurité publique de réviser ses lignes directrices et pratiques concernant les personnes détenues. Plus précisément, le
coroner exhorte la Sûrète du Québec à revoir ses pratiques et directives concernant l’utilisation des salles d’interrogatoire, en plus de celles détenues dans un bloc cellulaire. Le coroner recommande qu’une personne soit responsable de la « surveillance étroite, régulière et constante » appropriée à l’état d’une personne en détention afin d’assurer son bien-être.
