Pontiac Journal

Lors de cette campagne électorale, le Pontiac devrait exiger d’être entendu

Alors que les Québécois se rendront aux urnes le 5 octobre, nous nous attendons aux visites surprises des candidats, ainsi qu’aux promesses habituelles et beaucoup de pancartes le long de la route 148. Le Pontiac n’est pas un simple décor pour des photos politiques ; c’est une région qui mérite des services efficaces, des investissements sérieux et une attention politique qui dure au delà de la campagne électorale.

André Fortin représente le Pontiac depuis 2014. C’est important. Après plus d’une décennie, les électeurs sont en droit d’examiner de près son bilan – non seulement ses victoires, mais aussi ce qui reste en suspens. Qu’est-ce qui s’est amélioré?

Qu’est-ce qui n’a pas changé? Quels dossiers ont avancé? Lesquels sont restés au point mort? Le fait d’être en poste ne peut pas signifier que chaque succès revient au député tandis que chaque échec est imputable à Québec.

Il est facile de pointer du doigt les problèmes. Quiquonque traverse le Pontiac en voiture les yeux grands ouverts peut les identifier. Le plus difficile, c’est d’expliquer comment on compte les résoudre. Mariana Mefleh (CAQ), Marcela Cazas (PQ), Will Twolan (Conservateur) et Bianca Baldo (QS), ainsi que tous ceux qui se lanceront dans cette course, doivent donc s’attendre à être soumis au même examen minutieux.

Ne vous contentez pas de dire aux résidents du Pontiac ce qui ne va pas. Nous savons déjà ce qui ne va pas. Dites-nous ce que vous ferez différemment. Dites-nous ce que votre parti financera. Dites-nous sur quels engagements vous êtes prêt à être jugé dans quatre ans. Présentez-nous votre plan.

C’est important, car lorsqu’une personne n’arrive pas à trouver un médecin de famille, ce n’est pas simplement un sujet de discussion. C’est une famille du Pontiac qui se demande vers qui se tourner pour se faire soigner. Lorsqu’une route se détériore ou qu’un pont a besoin d’être réparé, ce n’est pas simplement une ligne de plus dans un budget consacré aux infrastructures. Cela affecte l’agriculteur qui transporte son matériel, ainsi que le travailleur qui rentre chez lui après une longue journée de travail.

Lorsqu’un jeune pense que la seule façon de se construire une carrière est de quitter le Pontiac, nous perdons bien plus qu’un simple travailleur. Nous perdons une partie de
notre avenir. Et lorsque les familles cherchent des solutions de garde pour leurs enfants et que les personnes âgées s’inquiètent de pouvoir accéder à des services à proximité de chez elles, il ne s’agit pas là de problèmes isolés.

Le Pontiac fait preuve d’une grande résilience, c’est vrai. Mais cette résilience ne doit pas servir de prétexte à la négligence.

Le Pontiac a ses propres réalités. Notre situation géographique compte. Nos communautés agricoles comptent. Nos petites entreprises comptent. Nos aînés comptent. Nos communautés anglophones et francophones comptent. La distance qui sépare les
communautés des services essentiels compte. C’est pourquoi le Pontiac ne doit pas aborder cette campagne électorale en suppliant qu’on le remarque. Il doit l’aborder en exigeant d’être entendu.  (Trad. JP)

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