Pontiac Journal

Délinquants confortables, victimes abandonnées, justice perdue

Un propriétaire de Lello’s Pizza & Shawarma à Shawville a été reconnu coupable d’agression sexuelle contre un ancien employé en octobre. Plus tôt ce mois-ci, il a été condamné à 18 mois d’assignation à résidence — une simple tape sur les doigts. Il peut continuer à vivre confortablement à la maison avec sa famille, sans trop perturber sa routine quotidienne. Il est autorisé à continuer de travailler et d’exploiter son restaurant — l’endroit même où il a trouvé sa victime et commis son crime. Il peut quitter la maison pour le travail, des rendez-vous médicaux, des services religieux et d’autres raisons approuvées. Où est la punition? Où est le moyen de dissuasion? À quoi sert cette phrase

Pendant ce temps, la victime doit porter le fardeau de ces abus pour le reste de sa vie. Dans une déclaration d’impact de la victime lue lors de la sentence, elle a décrit son anxiété à l’idée d’aller travailler, la peur des hommes, les migraines, les troubles gastriques et la perte de salaire après avoir quitté son emploi. Le coupable, quant à lui, profite de
18 mois confortables à la maison avec sa famille et continue sa vie. Où est la
justice là-dedans?

La juge Isabelle Michaud a déclaré que le crime aurait pu justifier une peine plus sévère, mais a invoqué des facteurs atténuants qui auraient réduit le risque de récidive, notamment la pension alimentaire familiale, l’emploi et l’absence de casier judiciaire antérieur. Lello’s est une entreprise familiale. Où était ce soutien familial pendant que cette jeune femme était agressée sexuellement? Si cela n’a pas empêché le crime, pourquoi devrait-on lui faire confiance pour empêcher la récidive? Être un « membre contributif de la société » offre peu de réconfort lorsque cette contribution inclut de nuire aux femmes.

Le procureur de la Couronne, Simon Pelletier, a déclaré que l’auteur ne représente aucun risque pour la sécurité publique puisqu’aucun autre crime n’a été signalé depuis l’incident. Cette logique est dangereusement erronée.

Que devrait-on faire? Les prédateurs sexuels devraient être derrière les barreaux. Une peine de 18 mois devrait être purgée en prison, pas sur un divan.

Si nous voulons vraiment protéger les personnes vulnérables, alors les peines doivent refléter la gravité du crime. La prison n’est pas excessive pour les criminels sexuels — elle est appropriée. Tout ce qui est moins n’est pas de la miséricorde. C’est de la complicité.

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