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Les rumeurs se confirment – GIGI est parti - Le Parc industriel vendu… encore une fois!

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Added: Thu, 12/21/2017 - 12:25am
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Vue aérienne du Parc industriel.

Allyson Beauregard

LITCHFIELD – Ce qui devait être l’emblème de la renaissance industrielle de
la région, le Parc industriel du Pontiac, sur le site du moulin à papier de la Smurfit-Stone à Litchfield, fait encore les manchettes. Selon un communiqué de presse émis par la Municipalité de Litchfield le 1er décembre dernier, une autre compagnie américaine a fait l’acquisition de cette propriété. Cette vente survient après la fermeture du moulin de granules Trebio, le défaut de paiement de taxes du propriétaire précédent du Parc (confirmé par la Municipalité) et la vente d’équipements et de ferraille d’une valeur de « millions de dollars » provenant de
l’ancien moulin de la Smurfit.
En 2014, la CBC (Canadian Broadcasting Corporation) réalisait un reportage sur des pratiques douteuses de la compagnie américaine GIGI (Green Investment Group Inc.) qui avait acheté le site de la Smurfit, récupéré les équipements et le métal et vendait ou louait des parties du Parc. Le moulin de granules Trebio avait
fermé après avoir reçu des montants de 14 millions de dollars des gouvernements fédéral et provincial en plus d’un prêt de la SADC Pontiac. Pour le moment, deux
compagnies, propriétaires de leurs terrains, continuent leurs opérations, soient UTEau, une compagnie de traitement d’eaux usées et de boues septiques, et le Centre de tri du Pontiac, qui récupère et fait le tri des marériaux de construction usagés.
La Municipalité et aussi l’ancien vice-président des opérations canadiennes de GIGI, Gerry Philippe, ont tous deux confirmé la vente du Parc industriel à la compagnie Wakefield Properties, une compagnie basée à Seattle, qui avait financé l’achat du site de la Smurfit par GIGI. M. Philippe ajoute que la compagnie GIGI n’existe plus au Canada.

Rémi Bertrand à
l’emploi des acheteurs

L’ancien directeur général de la MRC de Pontiac, Rémi Bertrand, est aujourd’hui conseiller de gestion pour Wakefield Properties, une compagnie qui finance des développements résidentiel et commercial.
La compagnie Wakefield présente le site du Parc comme un de ses projets courants. Elle précise qu’elle récupère la propriété de 1 800 acres « en collaboration avec la Ville d’Ottawa ». Selon le site Web de la compagnie, « la propriété pourait changer de zonage afin de permettre des usages commercial, industriel et résidentiel ».  La compagnie prétend aussi que les terrains sur le bord de la rivière disposent « d’abondantes ressources naturelles » et qu’il s’agit d’une occasion de « créer un développement à usages mixtes près de Montréal et d’Ottawa ».
En plus de la vente de ce site, qui démontre à quel point la MRC n’a plus aucun contrôle sur le Parc industriel, les activités du Centre de tri du Pontiac suscitent aussi plusieurs questions : plusieurs résidents craignent que cet endroit devienne de moins en moins un site de recyclage et de plus en plus  un site d’enfouissement de déchets.  Ces questions ont refait surface au début de novembre 2017 quand la préfète Jane Toller affichait des photos de tas de rebuts qui se trouvaient sur le site du Centre.  Selon certaines rumeurs (non confirmées), des produits d’isolation
contenant de l’amiante, qui provenaient des rénovations aux édifices du Parlement, ont été apportés sur le site et ne sont pas entreposés
correctement. En décembre 2015, le Centre de tri a fait l’objet d’une injonction du ministère de l’Environnement.
Les détails de cette injonction ne sont pas clairs, mais, selon le Ministère, il s’agissait « de l’entreposage de matières résiduelles dans un endroit non autorisé ». Les audiences sur l’injonction prévues pour l’automne 2016 ont
été reportées.
Gerry Philippe, qui est maintenant le contact officiel du Centre de tri et qui était l’adjoint du député Lawrence Cannon quand la plupart de ces ententes ont été réalisées, affirmait que la question reliée à l’injonction est maintenant résolue, sans fournir plus de détails. Il souligne que le Centre de tri n’accepte aucun matériel dangereux et que tout le matériel qui y est traité provient du Pontiac et des régions avoisinantes, mais pas de l’Ontario. Le ministère de l’Environnement a confirmé que l’injonction avait été retirée après qu’il eut déterminé que les matières résiduelles étaient entreposées dans un endroit « autorisé ».
Cependant, à la suite d’enquêtes de la part du Ministère, d’autres rapports d’infractions ont été émis le 4 juillet 2017.
La mairesse de Litchfield, Mme Colleen Larivière, déclarait qu’il avait été « très difficile » d’obtenir des renseignements sur les infractions passées ou présentes au Centre de tri étant donné qu’il s’agit d’une entreprise privée. Elle ajoutait qu’un représentant du Ministère lui avait déclaré que les procédures en cour dans cette affaire se poursuivraient pendant au moins un an.
Absence de juridiction
Mme Larivière souligne que, même si la Municipalité fait tout son possible pour obtenir des renseignements et suivre ce dossier de près, elle n’a pas juridiction sur ces terrains, ce qui l’empêche de prendre les mesures qu’elle croit appropriées : « Nous n’avons aucun contrôle sur ce qui se passe dans le Parc industriel. Notre rôle se résume au zonage et à l’émission de permis de construction. C’est le Ministère qui peut intervenir. L’inspecteur municipal effectue des visites mensuelles et il a remarqué une amélioration des conditions au Centre de
tri », déclare la mairesse.
De l’amiante dans le Parc?
 Mme Toller déclarait au Journal qu’elle veut travailler avec le propriétaire du Centre de tri, Roma Gauvreau, pour « l’aider à prendre les meilleures décisions afin que le site devienne un endroit de transition avant que les matériaux soient entreposés ». Elle est surtout inquiète à l’idée que des produits contenant de l’amiante soient entreposés dans un site près de la rivière. Elle ajoutait que, selon les photos prises l’été dernier et celles prises récemment, il y a eu peu de changements en terme de déchets entreposés sur le site du Centre : « Il faut décider comment éviter la contamination. La rivière est juste à côté », insistait-elle.
M. Philippe affirmait au Journal que le Centre détient un permis pour entreposer l’amiante qui, selon lui, est ensuite expédié au site
d’enfouissement de Lachute. Mais Mme Toller déclare qu’elle a entendu parler d’un plan pour enfouir l’amiante dans le Parc. M. Philippe déclare que la compagnie est à la recherche « d’autres méthodes » pour se débarrasser de l’amiante, tout en refusant de préciser de quelles méthodes
il s’agit, et sans exclure la possibilité d’enfouir ce matériel.
« Ils l’enfouissent à Lachute. L’amiante provient du sol et c’est là qu’il est retourné », déclarait M. Philippe.
Mme Toller n’est pas d’accord. « Il est certain que je ne suis pas en faveur d’enfouir l’amiante. Je ne suis pas une experte et je ne sais pas si ce produit devient automatiquement sans danger une fois qu’il est enfoui, mais j’espère qu’il y a une meilleure solution », commentait-elle, ajoutant que les déchets peuvent être vus comme une ressource. « Il nous faut prendre l’habitude de recycler davantage et de faire des profits avec les produits recyclés », concluait-elle.
Un des mandats que Mme Toller s’est donné, c’est de s’assurer que le Pontiac ne devienne pas un dépotoir :
« Nous voulons faire de notre mieux pour que le Pontiac reste propre et devienne un bon exemple de gestion des déchets solides… et la préfète peut donner le ton », concluait-elle, promettant que ce sujet restera une de ses priorités.
Une question de volume
 Lors de l’ouverture du Centre de tri en 2014, M. Gauvreau affirmait que le Centre contribuerait, dès la première année d’opération, à réduire de 92% les déchets de construction et les matériaux secs qui, autrement,  iraient au centre d’enfouissement. M. Philippe ne pouvait pas confirmer que ce taux de 92% avait été atteint.
Il ajoutait que l’expédition des matières résiduelles dépend du volume et des prix. Par exemple, la ferraille est expédiée quand les prix sont élevés, pour que les entreprises fassent de meilleurs profits. D’autres produits peuvent seulement être vendus quand un certain volume peut être expédié.
Le Centre de tri a aussi
l’intention de faire partie du projet d’économie cellulaire du CREDDO. Ce projet vise à mettre en relation diverses entreprises afin que les déchets de l’une puissent devenir des ressources pour une autre. Ce projet est en cours de développement.
Et les mauvaises odeurs?
Des voisins se sont plaint des mauvaises odeurs en provenance du Parc. Selon Mme Larivière, le Ministère affirme que ces odeurs proviennent des systèmes d’évacuation des eaux pluviales de l’ancienne usine de Smurfit.
GIGI disparaît SSPM Pontiac, L.P., une compagnie affiliée à GIGI, avait acheté les 2 200 acres de l’ancien moulin de la Smurfit-Stone en 2010. Cette compagnie fait l’achat et redéveloppe des sites commerciaux abandonnés ou sous-utilisés et l’achat de la Smurfit de Portage était le deuxième moulin de la Smurfit que cette compagnie achetait au Canada. La compagnie SSPM possède aussi des sites semblables au Québec, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis.
En novembre 2014, la CBC parlait de certaines enquêtes, dont une sur le site de Litchfield, et soulevait de nombreuses questions à propos de la situation financière de GIGI. Selon la CBC, la compagnie avait vendu tout le matériel (métal et autres produits) des sites qu’elle avait achetés, mais n’avait pas tenu ses promesses de création d’emplois ou d’investissements. Selon des rapports non officiels, de la ferraille d’une valeur estimée à des millions de dollars a été retirée du site de Litchfield.
À ce moment-là, M. Philippe avait nié au Journal que la compagnie éprouvait des difficultés financières :
« Quand nous procédons au démantèlement d’un site, c’est la partie la plus facile. Le plus compliqué, c’est de trouver d’autres compagnies qui sont prêtes à investir. Le Pontiac n’est pas situé à proximité des grands centres et, maintenant, le lien ferroviaire n’existe plus ».
L’avenir?
Quel est l’avenir du Parc industriel du Pontiac? Le Pontiac en retirera-t-il des bénéfices ou s’ajoutera-t-il à une longue liste de grandes promesses qui donnent peu de résultats ? La prochaine édition du Journal vous apportera plus d’information sur ce sujet.                      (LT)